Carnet de voyage (26 Avril - 4 Mai 2004)

« Bonne arrivée »

   Les zemidjans, les chauffeurs de taxi ou de camion rivalisent d’imagination pour calligraphier quelques sentences ou proverbes, qui sur le pare-choc arrière, qui sur le pare-brise, qui sous la selle : « Le mensonge ne fait pas le bonheur », « Seigneur ! », « Qui t’inspire ? », « Qui attend Dieu n’est jamais pressé », ou encore un étrange « L’homme doit manger ». Partout, il faut lire les noms des boutiques qui révèlent bien souvent la religion des commerçants, tels que « Inchallaou Café », « Dieu est grand Quincaillerie »... Certains ne manquent pas d’humour et n’hésitent pas à se surnommer « Vrai gars », fabriquant de rétroviseurs, ou Johnny... Et ici, on ne dit pas « La maison ne fait plus crédit » mais tout simplement « Le crédit est mort ».

Nos voisins à la Pension de l'Amitié

Au cœur du quartier Saint Michel se trouve la Pension de l’Amitié où nous avons élu domicile tout au long de notre séjour à Cotonou. La cour est constamment pleine d’individus plus ou moins pensionnaires, simples visiteurs ou marchands ambulants de sacs, de pagnes, de chaussures ou de djellabas. D’origines diverses, tous ou presque sont ici en (long) transit entre le Nigeria, la Guinée, la Gambie, le Cameroun, le Togo ou l’Angola. Depuis plus d'un mois, ils attendent qu'un frère ou un coup de téléphone donne le signal du départ. La nuit, plusieurs dorment sur des nattes qui parsèment le sol jusqu’à ce que la chaleur matinale vienne animer toute la rue et ensoleiller les dalles. Nous quittons à regret ce petit hôtel, Cotonou, le Bénin, l’Afrique de l’Ouest…

Oignons rouges, tomates et piments au marché d'Adjarra

En quittant le marché d'Adjarra...