




Les zemidjans, les chauffeurs de taxi ou de camion rivalisent dimagination pour calligraphier quelques sentences ou proverbes, qui sur le pare-choc arrière, qui sur le pare-brise, qui sous la selle : « Le mensonge ne fait pas le bonheur », « Seigneur ! », « Qui tinspire ? », « Qui attend Dieu nest jamais pressé », ou encore un étrange « Lhomme doit manger ». Partout, il faut lire les noms des boutiques qui révèlent bien souvent la religion des commerçants, tels que « Inchallaou Café », « Dieu est grand Quincaillerie »... Certains ne manquent pas dhumour et nhésitent pas à se surnommer « Vrai gars », fabriquant de rétroviseurs, ou Johnny... Et ici, on ne dit pas « La maison ne fait plus crédit » mais tout simplement « Le crédit est mort ».
Nos voisins à la Pension de l'Amitié
Au cur du quartier Saint Michel se trouve la Pension de lAmitié où nous avons élu domicile tout au long de notre séjour à Cotonou. La cour est constamment pleine dindividus plus ou moins pensionnaires, simples visiteurs ou marchands ambulants de sacs, de pagnes, de chaussures ou de djellabas. Dorigines diverses, tous ou presque sont ici en (long) transit entre le Nigeria, la Guinée, la Gambie, le Cameroun, le Togo ou lAngola. Depuis plus d'un mois, ils attendent qu'un frère ou un coup de téléphone donne le signal du départ. La nuit, plusieurs dorment sur des nattes qui parsèment le sol jusquà ce que la chaleur matinale vienne animer toute la rue et ensoleiller les dalles. Nous quittons à regret ce petit hôtel, Cotonou, le Bénin, lAfrique de lOuest
Oignons rouges, tomates et piments au marché d'Adjarra
En quittant le marché d'Adjarra...