29 Août - 4 Septembre 2005

Bamako, le 4 Septembre 2005

      Pour ce dernier carnet de voyage, nous avions envie de décrire un peu plus la ville dans laquelle nous avons passé près de deux mois : Bamako. La ville de « la rivière aux caïmans » est en effet très dépaysante, impresionante, vivante et différente des villes occidentales auxquelles nous sommes habituées.

Une jungle urbaine…

   Si vous n'aimez pas la vie à Paris parce que vous la trouvez trop polluée et trop bruyante, n'allez jamais à Bamako ! Lorsque nous prenons le pont du roi Fahd, en direction du centre ville, nous distinguons au loin un nuage de fumée blanche voire grise : ce sont les trop nombreux pots d'échappement qui en sont la cause. Les embouteillages de Bamako prennent en effet souvent des proportions monstrueuses!
   A la pollution engendrée par la circulation automobile et par les deux roues (notamment les motos bon marché importées directement de Chine, qui ne doivent pas respecter une seule norme de pollution) s'ajoute le bruit. Les voitures sont souvent hors d'âge et plus ou moins rafistolées jusqu'à ce qu'elles tombent en morceaux. Les propriétaires de deux roues, quant à eux, semblent très fiers de leur klaxon et en font un usage intempestif. Assis comme des pachas sur leur engin, ils s'amusent parfois à terroriser les piétons.

   Il ne fait pas toujours bon être piéton à Bamako : la plupart des trottoirs n'ont pas été refaits depuis le départ des Français. De larges trous s'ouvrent ça et là. Et lorsqu'il pleut et qu'ils sont remplis d'eau, ils sont difficiles à distinguer d'une simple flaque. Lorsqu'on quitte le centre ville, l'absence de lumières et les chemins rendus boueux par les pluies font de chaque sortie une expédition...

   Mais la situation est-elle vraiment meilleure pour les personnes motorisées ? Vu le peu de « goudrons » (routes goudronnées) que compte la ville, les amortisseurs des voitures ne font jamais long feu. A cela s'ajoutent pendant l'hivernage (c'est-à-dire en juillet et août) les pluies qui rendent impraticables les routes non goudronnées (plus de 50% du réseau routier à Bamako) ;alors, seuls les propriétaires de 454 peuvent rentrer chez eux sans éprouver encore un peu plus leur engin!

…pleine de vie

   Mais ces critiques de la ville ne peuvent faire oublier la vie qui l'anime. Bamako est une ville colorée, pleine d'odeurs et de rencontres dépaysantes pour le voyageur. Le marché couvre la moitié du centre ville et est un spectacle à lui tout seul.
   Les Bamakois sont très peu agressifs, à part quelques vendeurs de souvenirs. On peut vraiment déambuler dans la ville à la rencontre d'une autre culture, sans que la couleur de notre peau n'empêche la découverte. Au contraire, les Bamakois sont très accueillants et ouverts à la rencontre.