11 - 26 Juillet 2006

« 15 jours à Bamako »

L'arrivée

      "Mesdames, Messieurs, nous allons bientôt atterrir à l'aéroport international de Bamako. Il est minuit et demi heure locale, la température extérieure est de 25 degrés." A peine descendus de l'avion, nous sommes frappés par la chaleur moite environnante. Nous suivons la foule jusqu'au terminal pour faire vérifier nos papiers. Au bout d'une heure, nous passons enfin la première barrière et partons à la recherche des bagages. Contrairement à beaucoup de voyageurs que nous rencontrerons lors de notre séjour, nous récupérons toutes nos affaires, une chance ! Deux élèves de l'ENSAE effectuant leur stage à Bamako sont venus avec des amis pour nous amener en voiture à la pension. Après avoir tourné un peu dans le quartier de Torokorobougou, nous nous couchons pour la première fois sous nos moustiquaires.

Le Niger

    Notre premier dimanche à Bamako, nous sommes allés nous balader au bord du Niger loin de la pollution et de l'agitation du centre ville. Nous y avons rencontré Kané, un Bamakois qui rentrait à bicyclette de son travail et qui nous a servi de guide tout au long du trajet. Alexia et Mélanie lui ont promis de lui envoyer un souvenir de ce dimanche à leur retour. Contrairement à la traversée du pont des martyrs à la tombée de la nuit, la balade le long du fleuve fut des plus agréables.

Nous avons testé pour vous : les transports

    Les aventuriers choisiront les "Sotramas": serrés comme des sardines dans une estafette verte, il vous sera difficile de savoir où vous allez vraiment arriver. L'expérience vous apprendra pourtant à aimer ces boîtes de conserve motorisées...
    Les durs en affaires, quant à eux, préfèreront négocier le prix de la course, indexé sur le prix du baril de pétrole, avec le taximan.
    Amateurs de sensations fortes, préférez la moto.
    Quant à ceux qui veulent profiter du paysage, leur choix se portera plutôt sur la charette tirée par un âne.

Bamako l'animée

    Bamako est une ville qui se couche tard et se lève tôt. Jusqu'à une heure avancée vous trouverez toujours au coin d'une rue un groupe de Bamakois discutant ou regardant la télé. Dès 5h du matin, c'est l'effervescence dans les rues. La ville regorge de boutiques, de marchands ambulants, de vendeuses de fruits, de guides improvisés.
    Votre visite sera rythmée par le bruit des klaxons, les discussions en bambara, l'appel à la prière du muezzin et les interpellations des vendeurs et des passants qui veulent discuter avec les "toubabous" (les Blancs).
    Ouvrez les yeux, le spectacle est haut en couleurs : des boubous chamarés, un vieil homme faisant sa prière, une petite porteuse, sa bassine bleue sur la tête. Une fillette porte son frère sur le dos. Un homme pousse une énorme charette. Un autre nous vend des perroquets.

Jour de pluie

    Le ciel s'assombrit, le vent commence à souffler soulevant la poussière rouge du sol. Les premières gouttes tombent et chacun court s'abriter. Nous sommes 10 sous un parasol déstabilisé par la force du vent. Une accalmie. Nous en profitons pour prendre le sotrama pour Djélibougou, lieu de notre prochain rendez-vous. Sur le trajet, des femmes se protègent sous leur parasol baissé et une trentaine de Bamakois attendent sous le pont. Les routes de terre battue se sont transformées en fleuves rouges.
    Nous arrivons. Nous enjambons une première flaque avec succès. La cour de l'immeuble est inondée, elle se transforme pour nous en parcours du combattant. Chaque petit bout de béton émergeant de l'eau nous sert à ne pas mouiller nos pieds. Au milieu des Bamakois en boubous, nos grands K-Ways nous semblent un peu ridicules.