27 Juillet - 4 Août 2006

« Suite du séjour à Bamako »

Bamako toujours

      En guère plus de trois semaines à Bamako, nous avons réussi à bien nous habituerà la vie malienne : négociations des taxis, trajets en sotrama, slaloms pour éviter les flaques et la boue le jour, ce qui se révèle être nettement plus hasardeux la nuit, anti-moustiques en fin d'après-midi... Nouscommençons à maîtriser l'organisation de la ville, nous arrivons à nous repérer de mieux en mieux, et nous guidons même les taxis.

Les musées

    Depuis que nous sommes ici nous avons eu l'occasion de visiter deux musées : le musée national et le musée de la femme (Muso Kunda).
    Le premier abrite de nombreux masques et statuettes provenant de différentesrégions. On y trouve aussi une grande quantité de tissus. Au Mali, plusieurs ethnies cohabitent. Chacune a sa propre tradition de travail des tissus : la matière, les techniques, les motifsdiffèrent. En ce moment, on peut également admirer une exposition de photos en noir en blanc prises dans tout le pays.
    Le second est à l'initiative de l'épouse de l'ancien Président de la République, Mme Adame Ba Konaré.Il a été créé en 1995 dans le but de réhabiliter la place de la femme. Il s'inscrit dans un mouvement plus large de lutte pour la liberté et la dignité des femmes maliennes. Le musée présente un ensemble de statuettes témoignantde l'importance de la femme dans les rites maliens, ainsi que des objets de la vie quotidienne des femmes.

Les enfants

    Si les Maliens sont accueillants, les enfants eux le sont tout particulièrement.Ils réservent un accueil chaleureux aux "toubabous". Dès qu'ils nous aperçoivent, ils abandonnentleurs jeux pour nous parler, venir nous serrer la main, nous embrasser... et si jamais l'un de nous sort un appareil photo, tous se précipitent pour prendre la pose !

La négociation, outil d'intégration?

    Pour faire de bons achats au Mali, tout est une question de patience et de persévérance.En effet, comme nous le disent les vendeurs, le premier prix est un "prix africain" : il faut entendre par làun prix qui n'a rien à voir avec le prix final, qu'il faut négocier. Chacun rivalise alors d'inventivité pour défendre ses intérêts : " 5000, c'est pas bon. Il a fallu beaucoup de temps pour graver tout ça.C'est difficile !", "Oui, mais on en a vus sur un autre marché à 2000", "Non, cette qualité là tu la trouveras pasailleurs", "Tu crois que je suis arrivé hier ? Je ne payerai pas plus de 2000 !". Un "pas de mouche" dans un sens, un petiteffort dans l'autre, et tout le monde repart content. Une bonne négociation nous vaudra même un "Vous ne seriez-pasun peu maliens ?".