5 - 12 Août 2006

« Ségou est un long fleuve tranquille »

    Dès que nous sommes arrivés à Ségou samedi après-midi, nous avons senti un grand changement par rapportà Bamako : pas un seul taxi en vue, beaucoup moins de monde dans les rues, d'agitation, de marchands ambulants... La ville étant plus petite, nous avons pu effectuer la majorité de nos déplacements à pied,ce qui nous a permis, outre de savourer les joies de la marche, de mieux découvrir Ségou et ses habitants, qui sont particulièrement accueillants. Il est donc très agréable de discuter avec eux.

Le fleuve, coeur de la vie ségovienne

    Cette semaine a été l'occasion de découvrir un peu mieux les multiples facettes du Niger.
    Le fleuve est un lieu de passage. De rares bateaux à voile côtoient les nombreuses pirogues qui naviguent dans ses eaux. En nous rendant au village des potiers, nous avons eu l'occasion d'emprunter l'une d'entre elles et de croiser des pêcheurs, des plongeurs allant chercher le sable au fond du fleuve et quelques agriculteurs.
    Hommes et femmes se retrouvent aussi sur les berges du Niger. Tandis que certains boivent le thé, d'autres se lavent, se baignent ou font leur vaisselle et leur lessive.

Ségou, capitale malienne de la poterie

La cuisson des poteries

Marché des potiers

    Dimanche, nous avons visité le village des potiers, de l'autre côté du Niger. Le week-end, les femmes cuisent les poteries réalisées pendant la semaine. La terre, prélevée au fond du fleuve, est modelée sur un moule puis séchée au soleilavant d'être cuite.
    Si les poteries de Ségou sont si réputées, c'est que la terre y est de très bonne qualité.

    Le lundi, jour de marché, les femmes quittent le village pour aller vendre leur production. Des acheteursde tout le pays s'y pressent pour dénicher assiettes, jarres ou cendriers.

La faune

Le thé

    N'en déplaise aux Anglais, les Maliens aussi savent tea faire ! A n'importe quelle heure de la journée, il suffit de flâner au bord du fleuve pour que quelqu'un vous invite à boire le thé. Aujourd'hui, c'est Ibrahim qui nous proposede s'arrê-thé un instant pour dégus-thé un petit verre de thé. Il nous dévoile même sa mys-thé-rieuse recette : mettez 25 grammes dethé vert de Chine dans l'équivalent de 3 verres à thé d'eau. Portez 3 fois à ébullition. Aérez le thé. Sucrez-le à votre convenance (les Maliens le servent généralement très sucré). C'est prêt ! Vous pourrez alors apprécier un thé trèsfort, sirupeux, au goût si particulier...